Mauxdescrisvains

Mauxdescrisvains

DOUX LEURRES

SOUFFRANCE.jpg



J'ai franchi bien des précipices
sans filet ni artifices
J'ai couru vers tous mes désirs
sans voir les ornières, les abysses
J'ai atteint le jardin des Délices
succombé sans remords à ses plaisirs

J'ai toujours fait fi des sens interdits
au contraire, ces rues là m'attirent
et protégée par ma douce folie
j'étais épargnée des cons et leurs sbires
J'me suis enlisée dans des marais frelatés
me fichant bien des panneaux "attention danger'

Et puis, un jour, comme ça, je suis tombée
Résultat, j'me suis salement amochée
J'entends d'ici ceux qui disent que j'l'ai bien cherché
J'm'en fous, je ne regrette rien des erreurs passées
j'ai pas le temps pour ça car chaque jour, je dois lutter
pour ne pas laisser le chagrin me dévorer



12/01/2019
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LES BONNES RESVOLUTIONS

ANNEE 2019.jpg



Puisque 2018 finit sa course, voilà venue l'heure des fameuses bonnes résolutions ! Perso, je n'en fais jamais car, c'est bien connu, rares sont ceux qui s'y tiennent ! J'vous le dis donc tout de go, je ne changerai pas, sauf si c'est pour m'améliorer mais je serai toujours très chiante avec ceux qui traitent les autres comme de la fiente ! Je m'insurgerai encore contre les injustices, qu'elles soient végétales, animales ou humaines. Je conserverai précieusement mon âme d'enfant afin de m'émouvoir encore de la magie d'un instant. Evidemment, je prendrai garde à rester toujours perchée f    ace à cette société qui veut nous encager. Je croirai encore en mes utopies car il y va de ma survie.
 Et je vous souhaite de même, que toute votre année soit auréolée de Joies, d'amour, de Bonheur et de fantaisies sans oublier de mettre à l'honneur votre santé si précieuse. On se rend compte de son prix inestimable quand il est trop tard et qu'on l'a perdue ! Je vous souhaite d'être heureux et de profiter pleinement de l'instant présent, lui seul est important. La vie est brève alors évitons de nous prendre trop au sérieux, tachons juste d'être meilleur et digne. Essaimons toujours des graines d'amour. Ouvrons notre coeur à la bienveillance et à la résilience. Evitons les jugements hâtifs sur autrui. Je souhaite que cessent l'avidité de l'homme, le feu, le sang et les guerres, la misère. Notre terre mère nourricière est à l'agonie alors hâtons-nous de la préserver, il est déjà presque trop tard ! Bref, je souhaite que tous vos rêves se concrétisent et bien plus encore ! N'oublions jamais que le Bonheur est la seule chose qui se double quand on le partage alors j'vous souhaite des p'tits bonheurs à la pelle !!! Merci de m'avoir accompagnée durant toute cette année, je vous aime tous !


02/01/2019
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DESGENERESCIENCE

le cri.jpg

 

C'est l'heure maudite des ombres grimaçantes sur les murs
quand les stigmates redeviennent abjectes déchirures
sous les mille aiguillons des hideuses tortures

C'est l'heure des rêves factices
le corps dans le caniveau d'une obscure rue
au rendez-vous de tous les inconnus vaincus

Quand la normalité a fermé ses volets
que la vie se joue sans aucun filet
et que l'âme n'est plus que purulentes plaies

C'est l'heure fatale de la cohorte des zéros
quand les yeux ne reflètent que le chaos
d'une vie qui, peu à peu, part en lambeaux

quand les miroirs se sont brisés
en mille éclats de verre acérés
quand les rêves agonisent dans un fossé

et pourtant il faut croire en un autre matin
qui ouvrira la porte sur un beau lendemain
vierge de tout horizon chagrin


12/10/2018
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RÉSISTANCE

 

ILLUSTRATION RESISTANCE.jpg

( tableau de Magritte)

notre voix est celle des renégats
notre voie est celle des combats
et rien ni personne ne nous taira
nous
sommes le peuple du bas

celui qui a froid, qui a faim

celui oublié par vos gredins

le sans-maison, le sans-raison

celui qui croupit en prison

 

Nous entrons en résistance

contre nous, vous n’avez aucune chance


Nous distribuerons des graines d'amour
en prévision des mauvais jours
et aussi des
semences d'anarchie
pour rester debout
et en vie
nous les trouvères de la terre
nos mots valent bien tous vos fers

Nous refusons d’être complices

de vos exactions et injustices

 

Nous briserons tous les murs

et construirons notre propre futur

Nous ne croyons pas à vos fariboles

Nous arracherons nos camisoles

et partirons à tire d’ailes

nous sommes les nouveaux ménestrels

Désormais il faudra compter sur nous

les gueux, les manants et tous les fous

 

C’est nous qui menons la danse

Dites adieu à votre arrogance

 

 


22/08/2018
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VENGEANCE AMÈRE

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L'impact des gouttes sur le métal la fit sortir de sa torpeur. Les mains toujours crispées sur le volant, Adèle quitta le parking sur lequel elle s'était arrêtée afin de se reposer avant de reprendre la route. Les larmes avaient fait couler son mascara, formant de larges sillons sillons noirs sur ses joues creuses. Jetant un bref regard sur sa montre, elle s'aperçut qu'il était déjà presque treize heures. Maintenant que sa décision était prise, elle se sentait à la fois fébrile et galvanisée, enfin, elle touchait au but.

 

Tout en regardant la route défiler, elle se souvenait de cette dernière journée de printemps, un an et demi déjà, où elle avait vu pour la dernière fois sa fille quitter la maison, sac à dos sur l'épaule, comme à l'accoutumée, pour se rendre à ses cours à la fac, c'est tout du moins ce qu'elle croyait à ce moment là. Marie avait toujours eu des rapports privilégiés avec ses parents, préférant sa chambre d'enfant au campus universitaire, Adèle la revoyait encore, à compulser de gros ouvrages sur son bureau, elle n'était pas passée par la case ado rebelle comme la plupart de ses amis, c'était une fille sage, trop sage peut-être ?. C'était un mardi que la vie d'Adèle avait basculé à tout jamais. Cette date était inscrite au fer rouge au plus profond de son âme meurtrie.

 

Elle avait tout perdu, son époux d'abord, qui n'en pouvait plus de ces absences répétées, son déni de la réalité, ses amies ensuite. Au début, elles avaient tenté de la raisonner, sa fille ne reviendrait plus, elle devait se faire une raison. Mais, face à l'obstination de leur copine à se voiler la face et à son obsession, elles l'avaient abandonnée, de guerre lasse. Adèle était restée dans le pavillon qu'ils avaient acheté, au cas où...

 

Elle prit une année de congé sabbatique pour mettre à bien son projet et mûrir son plan. Elle avait pris la bonne décision. Ses efforts allaient enfin être récompensés.

 

Une heure plus plus tard, elle gara sa voiture aux abords d'une immense maison de maître. Elle ouvrit le vide-poche afin d'étudier une dernière fois le plan détaillé de la demeure ainsi que les emplacements des caméras de surveillance. Elle se remémora l'emploi du temps que lui avait confié le détective privé, 14H00, bientôt le début des réjouissances. Il avait été formel, leurs habitudes étaient immuables.

 

La première partie de son plan s'était déroulé sans anicroche, elle était parvenue à se rendre invisible des caméras en zigzaguant à travers les allées. Une fois à l'intérieur, elle savait qu'elle avait à peine quatre minutes devant elle avant que les vigiles ne s'aperçoivent de son intrusion. Ouvrant la porte d'entrée à la volée, elle courut jusqu'à une petite pièce, elle savait qu'ils seraient tous là.

 

Elle ouvrit la porte sans bruit et entra. ils étaient debout, les yeux fermés et les deux mains ouvertes devant eux en signe d'offrande, psalmodiant des mantras. Face à cette assemblée disparate, du haut de ses un mètre quatre-vingt dix, le gourou se tenait devant ses fidèles, tel le messie. Adèle l'aperçut la première, avant qu'il ait le temps de tenter quoi que ce soit, elle sortit son neuf millimètres de son sac laissé ouvert, s'approcha de lui afin de voir la peur dans ses yeux et fit feu une seule fois, la balle vint se loger au milieu de son front, faisant exploser sa cervelle. Tous se mirent à hurler, et à se disperser, de peur d'y passer aussi. Au milieu du tumulte, une jeune fille fendit la foule et s'approcha en criant :

Mais qu'est ce que t'as fait, pourquoi ? Pourquoi ?

 

Adèle voulut prendre sa fille dans ses bras pour lui dire qu'elle était venue la libérer, de gré ou de force mais elle n'en eut pas le temps, Marie se jeta sur elle et lui prit l'arme des mains. Surprise, Adèle n'eut pas le temps de réagir. Les yeux noyés de larmes, Marie déchargea tout le chargeur sur sa mère qui s'effondra dans une flaque de sang. Avant de sombrer, un sourire flotta sur ses lèvres livides : elle avait tué la bête.


22/05/2018
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