Mauxdescrisvains

Mauxdescrisvains

POÉSIE


DESGENERESCIENCE

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C'est l'heure maudite des ombres grimaçantes sur les murs
quand les stigmates redeviennent abjectes déchirures
sous les mille aiguillons des hideuses tortures

C'est l'heure des rêves factices
le corps dans le caniveau d'une obscure rue
au rendez-vous de tous les inconnus vaincus

Quand la normalité a fermé ses volets
que la vie se joue sans aucun filet
et que l'âme n'est plus que purulentes plaies

C'est l'heure fatale de la cohorte des zéros
quand les yeux ne reflètent que le chaos
d'une vie qui, peu à peu, part en lambeaux

quand les miroirs se sont brisés
en mille éclats de verre acérés
quand les rêves agonisent dans un fossé

et pourtant il faut croire en un autre matin
qui ouvrira la porte sur un beau lendemain
vierge de tout horizon chagrin


12/10/2018
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RÉSISTANCE

 

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( tableau de Magritte)

notre voix est celle des renégats
notre voie est celle des combats
et rien ni personne ne nous taira
nous
sommes le peuple du bas

celui qui a froid, qui a faim

celui oublié par vos gredins

le sans-maison, le sans-raison

celui qui croupit en prison

 

Nous entrons en résistance

contre nous, vous n’avez aucune chance


Nous distribuerons des graines d'amour
en prévision des mauvais jours
et aussi des
semences d'anarchie
pour rester debout
et en vie
nous les trouvères de la terre
nos mots valent bien tous vos fers

Nous refusons d’être complices

de vos exactions et injustices

 

Nous briserons tous les murs

et construirons notre propre futur

Nous ne croyons pas à vos fariboles

Nous arracherons nos camisoles

et partirons à tire d’ailes

nous sommes les nouveaux ménestrels

Désormais il faudra compter sur nous

les gueux, les manants et tous les fous

 

C’est nous qui menons la danse

Dites adieu à votre arrogance

 

 


22/08/2018
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MORT AUX VACHES A DEUX PATTES

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Le monde va de mal en pis

on s’insurge puis on oublie

Y’a tellement de gens mal lotis

qu’on s’y habitue, mon pauvre ami

Les marionnettistes, eux, ont tout compris

Moi je dis stop à toutes ces conneries

 

Je sors du troupeau pour fuir ces moutons

J’en ai marre d’être prise pour une con

d’habitude j’serais plutôt du genre pacifiste

mais là j’dégommerais bien un de ces fumistes

J’en peux plus d’entendre qu’il faut faire des efforts

Se serrer la ceinture, puis quoi encore ?

 

On va les faire trembler à l’assemblée

Mort aux vaches, cet hymne on va leur chanter

En corse, en javanais ou en verlan

pas de pitié, on va leur en mettre plein les dents

à ces enfants d’salauds qui veulent nous faire taire

On leur montrera ce que nous, on sait faire

 

Tous les traîne misères de la terre

chanteront avec nous le refrain

en marchant peinards vers un beau demain

 

 


02/03/2018
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AU PAYS DES HYÈNES HURLANTES

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 Il est évident que le chagrin d'autrui

vous laisse indifférents, sans cauchemar la nuit

Je sais aussi que vos jolis petits sourires

se vendent à bon poids, tels ceux des vampires

J'suis p't'être mort-vivant pour vous, ça vous emboucane

j'm'en fiche, c'est pas à vous que j'ouvrirai ma cabane.

Mais je vous devine

malgré votre aimable mine

vos tapes sur l'épaule qui ne sont qu'aiguillons

j'en veux pas, gardez votre compassion

votre mansuétude oxydante me rouille

je l'entends qui gargouille

dans le creux du nombril, chez vous tout est là

Alors où est passée votre tête dans tout cela ?

Où est passé votre coeur noyé dans votre hypocrisie

Et où me placez-vous moi et mon hérésie ?

Je vois bien que lorsque vous déblatérez

la perfide morale en personnes bien nées

quand vous déclamez sans cesse

à qui veut vous entendre en amples politesse

que l'on doit respecter l'être humain quel qu'il soit

que l'on doit le secourir noir, arabe, chinois.....

Je vois bien que c'est pour faire acte de bonne foi

Mais vous ne me tromperez pas moi

Vous ne manquez pas d'air en sortant vos sornettes

Vous n'avez pas honte en arborant vos rosettes

Même plus besoin de planquer votre svastika

Il est omniprésent derrière vos débats, vos cinémas

Dans vos mots venimeux aux couleurs xénophobes

Il est tapi dans le moindre de vos opprobres

Pas bien propres ces gars, pas très cathos ces mecs

mais hélas braves gens, faut bien faire avec !

Dites, n'est-il pas vrai qu'au temps de vos cravaches

C'était la bonne époque, vous saviez les mater ces vaches

pourtant faut avouer qu'ils vous ont bien servi

lors de vos tueries, ça et là, en Indo, en Algérie en tant que Harkis

J'vous hais, vous aux tendances fascistes

pervers, bigots, tordus, nouveaux esclavagistes

Je hurle mes mésaventures

du bas de mon malheur, du creux de ma torture

 

Quand la mort vous aura, crevure après crevure

tous les mômes maudits iront au paradis

dans l'amour, la joie, le coeur où les esprits

jouiront de poésie en vers psychédéliques

sur une musique enchanteresse et onirique

Vous avez su si bien remplacer

La noblesse d'antan, eux aussi ont su amasser

le trésor du royaume et se le partager

Cette révolution n'a servi qu'à eux,

gens de qualité, mais surtout pas aux gueux

Et à notre siècle encore, ils ont le monopole

du fric, de la culture et de l'injuste obole

que leur verse les manants de notre temps

et les cachots d'antan planquent leurs délinquants

de peur que les miséreux, de Paris à Marseille

viennent récupérer en masse leur oseille

J'veux pas de vous, abjects nouveaux nobles

j'veux surtout pas être de vos magouilles ignobles

ne créant le travail que pour des leurres

et les agents de la force pour cogner sur les chômeurs

puis les juges condamnant à fortes amendes

pour remplir le trésor de ces hyènes truandes

les matons pour garder au trou le subversif

les administrations saignant les pauvres à vif

C'est la taille, la dîme et la gabelle moderne

Et en rab le droit de cuissage aussitôt que l'on cerne

les dessous de jolies filles que l'on berne

C'est le meurtre légal, le crime autorisé

C'est notre époque et sa soit-disant humanité

 

Toi le fou, le clodo, dresse tes barricades

et amène avec toi tous ceux qu'on traite de malades

Recommençons ensemble cette révolution

qu'on a tous loupé, à cause de leur corruption

Reprenons le pouvoir, enfants de la misère

l’Éden se trouve ici, sur cette encore belle terre

mais sûrement pas au cimetière, après vos durs labeurs

Aux armes, gens de rien, renversez vos malheurs

Au armes mes frangins, que leur sang de vauriens

noie tous les rats et leur sbires, qu'enfin vive l'ère aux mille galaxies

ou nous ne vivrons que d'amour, quand nous aurons cent vies.

 
Christine Millot-Conte


15/11/2017
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ALERTE

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A la maison, le soir, on faisait nos devoirs

tête penchée, remplissant nos cahiers d'encre noire.

On lisait la Déclaration des Droits de l'Homme

ses articles à l'école qu'il fallait que l'on nomme

 

On apprenait les règles d'exception de la grammaire

aujourd'hui, grâce au langage SMS, plus de galère

Il n'y a vraiment rien ni personne en qui croire

excepté en nous-mêmes, mais ça c'est une autre histoire.

La pomme de Newton est remontée dans son arbre

que nous reste-t-il à graver dans le marbre ?

La théorie de Pythagore

a décrété qu'elle avait tort

Quant à celle de la relativité

elle s'est tout simplement sauvée

 

Plus rien n'a de sens, tous nos droits sont piétinés

On est grands mais il nous faut d'urgence réviser

Il est l'heure d'enfin nous rappeler nos devoirs

pour ne pas être complices de ce grand foutoir

 

Il faut aider la terre pour qu'enfin elle tourne rond

Il devient vital de bien réviser ses leçons

pour ne pas être un pion ni passer pour un con

 

Ce qu'il faut réellement retenir de l'histoire

c'est qu'on n'élit pas un fou à la tête de la grande foire

et que l'Amour devrait être notre seule victoire.

 

 

Christine MILLOT-CONTE


03/11/2017
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